Burn-out, Dépression & Thérapie

J’ai fait un burn-out…
J’ai fait une dépression…
Et j’ai fait une thérapie.

depression-hurts

Non ! Je ne dois pas avoir honte !
Non, je ne dois pas avoir honte de le dire !
Je ne dois pas le cacher…
Il faut en parler…pour se rendre compte que ce n’est pas rien,
…pour pas que ça se reproduise,
…pour que les gens sachent que tout le monde peut y être confronté.


J’ai fait un burn-out… J’ai fait une dépression… Et j’ai fait une thérapie.


J’ai craqué !
Moi qui me vantais de ne pas être affecté personnellement par les problèmes dans mon travail, moi qui clamais haut et fort qu’il faut faire la coupure entre le boulot et la maison, moi qui étais persuadée savoir me vider la tête et ne plus penser au travail dès la porte de celui-ci passée…. oui moi, j’ai craqué ! Je me suis bien trompée sur toute la ligne. Je ne sais pas encore si je me mentais à moi-même en tenant ce discours ou si j’en avais la conviction, mais que j’ai fini par courber… Je ne sais pas. Peu importe, ce n’est pas très important. Ce qui est important c’est que moi, à seulement 31 ans, dont 10 ans d’ancienneté professionnelle, j’ai fait un Burn-out.
Je ne l’ai pas vu venir, du plus loin que je me rappelle, les problèmes dans mon travail actuel ont toujours existé, mais ces derniers temps ils se sont cumulés. Je pensais être assez forte pour les gérer, mais je n’ai pas pu…

J’ai craqué !
Après mon retour de vacances je me pensais reposée et prête à affronter la reprise quelque peu douloureuse vu les changements qui étaient en cours. Je me suis retrouvée devant mon ordinateur, j’avais l’impression de ne plus savoir, de ne pas arriver à faire ce que je faisais tous les jours dans mon travail, il y avait comme un vide, c’était flou. Et un jour j’ai fondu en larmes au travail, sans grande raison en plus. Et les jours qui ont suivi je pleurais dès le réveil, j’étais tétanisée à l’idée d’aller au travail, j’avais les larmes aux yeux toute la journée et au moindre petit truc j’avais envie de pleurer…et je m’effondrais.
Verdict du docteur : Burn-out.
J’étais en arrêt. Je devais me reposer mais surtout me reconstruire pour aller mieux. Mais je n’avais plus goût à rien… plus envie de sortir et voir mes amis, plus envie de me balader, plus envie de cuisiner, plus envie de bloguer. Je voulais rester sous ma couette et qu’on m’oublie, je voulais que le temps s’arrête. Je voulais que tout ça n’ait jamais eu lieu.

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J’ai craqué !
Mais on ne peut pas faire l’autruche toute la vie, et je voulais aller mieux, alors j’ai entamé une thérapie. La démarche est difficile, le dire est difficile, l’écrire ici est également difficile. Aller voir un psy est assez tabou dans notre culture, c’est dommage, car je pense que beaucoup de personne n’osent pas aller consulter de peur du regard des autres, de peur d’être jugé. Mais bon cela est un tout autre sujet, et je ne vais pas partir dans ce discours maintenant. Moi, je l’avoue, je vais voir un psy, et actuellement je suis en thérapie. Cela m’a permi de mettre des mots sur mes maux. De réaliser tout ce qui n’allaient pas. Cela m’a apporté certaines réponses, et je travaille sur moi-même pour que tout s’arrange. Mais je suis loin d’aller totalement bien, je suis encore loin d’être totalement guéri…

J’ai craqué !
Voilà pourquoi j’ai été quasiment absente pendant plus de deux mois de la blogosphère et des réseaux sociaux.
J’avais besoin de me retrouver, d’aller mieux, de penser à moi et de faire un bilan sur cette période de ma vie qui n’allait pas. J’avais besoin de me consacrer seulement à moi. Et je le devais, comme me l’avait conseillé ma psy. Alors j’en ai profité pour voir ma famille, mes amis, pour marcher et me ressourcer en nature. Pour m’occuper de moi, de mon chez moi. Mais j’ai décidé de ne pas bloguer et de mettre de côté les réseaux sociaux. Au début je ne le souhaitais pas, bien au contraire, mon blog c’est mon espace à moi et j’avais envie d’en profiter pour m’y consacrer. Mais parce que tout le monde n’est pas bienveillant, et que c’était la facilité pour certaines personnes de l’utiliser contre moi, j’ai préféré poster le moins possible et ne pas m’occuper de ces mauvaises langues. J’avais besoin de retrouver le sourire, la joie de vivre, l’envie de rigoler, l’envie de retourner travailler, et pour y arriver j’ai banni tous ces points noirs qui pouvaient ne m’apporter que du négatif.

Alors voilà je le redis : J’ai craqué !
Je remonte la pente petit à petit, lorsque vous lirez ces lignes je serais au travail, j’aurais repris.
Mais le burn-out c’est pas un petit rhume qui se soigne avec des antibio… Cela peut arriver à n’importe qui. On a l’impression que ça ne nous touchera pas, mais si ! C’était mon cas alors je parle en connaissance de cause. Mais il faut savoir dire STOP avant. Ne faites pas comme moi, n’attendez pas d’être totalement au fond du trou pour réagir, la pente est bien plus difficile à remonter. Apprenez à dire NON quand il le faut, apprenez à vous écouter. Préservez-vous. Prenez soin de vous.

On n’a qu’une vie et il ne faut surtout pas la gâcher



Source photos : Pinterest et Pinterest


4 réflexions sur “Burn-out, Dépression & Thérapie

  1. Un article bien courageux! Merci pour ces confidences, ce partage d’expérience… et pour malgré tout, l’esprit positif qui ressort de cet article et qui en est, en réalité, le fil conducteur. Prend soin de toi <3 Bises Anaïs

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